Les eaux minérales de Thil

Publié le Mis à jour le

La découverte

La commune de Thil possède sur son territoire des sources d’eau minérale qui ont fait jadis l’objet d’une exploitation commerciale, exploitation qui s’est arrêtée après quelques années de fonctionnement.Ces sources furent repérées et analysées vers 1900 comme en témoigne l’annuaire de la Haute Garonne de cette époque. Au nombre de neuf, et distantes de quelques centaines de mètres, les sources furent analysées par une sommité médicale, le docteur Garrigou, professeur à la faculté de médecine de Toulouse et plusieurs autres médecins. Certaines présentaient une teneur sulfureuse, d’autre ferrugineuse. La présence de fer est visible aujourd’hui encore dans le petit ruisseau qui prend sa source à cet endroit et se jette dans la Saoumo à la Gibrere laissant en coulant un dépôt caractéristique de couleur sang sur les galets.

Eaux minerales,ThilL’exploitation

L’exploitation, peut être timidement commencée dès cette époque, fut probablement interrompue par la guerre de 1914, car ce n’est qu’en 1921 qu’elle prit essor, sous l’impulsion d’un paysagiste dynamique et entreprenant, M. Costes, qui agissait en tant qu’exploitant sur la propriété de Mme Cavarre. Les sources, dont la plus importante était marquée par un puit couvert, furent reliées par un long réseau de tuyau de plomb, remplaçant de primitives canalisations en terre cuite, travail considérable et effectué bien sûr, à la pelle et à la pioche. Dans un hangar recouvert de tôles et protégé des intempéries par de large planches en bois, deux baignoires furent installées pour les curistes ; l’eau était chauffée au feu de bois dans une énorme marmite. Il faut noter que ces eaux étaient à usage externe, pour les bains, et interne, l’eau étant mise en bouteilles et commercialisée à l’extérieur. Il existe encore dans la commune quelques rares spécimens de ces bouteilles et de leurs bouchons en liège, portant l’inscription  » Eaux M. de Thil  »
Ces bains sulfureux firent merveille dans le traitement des maladies de peau. Les curistes étaient contraints de se (mal) loger ; faute d’hôtel disponible il fut prévu une maison sur le Plassa pour les recevoir. Les abords de la station étaient agréablement ornés de massifs de rosiers et de plantation de fraisiers.

Le coup d’arrêt

Tout débutait donc sous les meilleurs hospices, mais l’entreprise souffrait d’un manque de capitaux et, il faut bien le dire, de l’indifférence des Thilois, qui ne voyaient pas l’intérêt de cette exploitation. Les commerçants refusèrent de s’adapter et les élus ne voulurent pas participer financièrement aux indispensables travaux de voirie. C’est pourquoi l’entreprise s’arrêta en 1928, laissant retomber le lieu dans la solitude champêtre qui est encore la sienne aujourd’hui. Peut-être doit-on le regretter pour l’avenir de Thil.
Michel Comby

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