Les rues « retrouvées » de notre village

Publié le Mis à jour le

Les différentes rues de notre village portent toutes un nom ancien, donné pour des raisons bien précises, et consacré par l’usage et la tradition à défaut de modernes et banales plaques indicatrices.
Certains de ces noms étant un peu oubliés par les Thilois modernes, il parait intéressant de se promener un peu dans nos vieilles rues.

A l’entrée du village

  Quand on pénètre dans le village par la grande rue, la première voie qui se présente à gauche, le chemin départemental du Castéra, est de création récente ; c’était autrefois un patus communal dominé par les remparts du village. Entrant dans le vieux Thil, nous trouvons d’abord la rue Longue qui s’appuyait sur les remparts ; elle renfermait deux tissiers, un forgeron, trois marchands, un fournier, un voiturier, et deux notaires. Puis nous trouvons la rue de l’Eglise plus régulière, et nous arrivons sur la place de l’église ou Plassa. Là prospéraient des potiers d’étain les Estellé, Grézet forgeron, Sicard charpentier, Bégué maréchal ferrant, ces différents métiers n’étant pas le fait d’un seul homme mais exercés par de véritables dynasties familiales sur de très longues périodes de temps.

A côté de l’église

A côté de l’église et jouxtant l’ancien cimetière, le passage des fleurs, puis le passage du vieux Thil, venelle étroite et tortueuse, ? Longeant le ravin, nous parcourons la rue des Canonges (ancien mot pour chanoines) ainsi nommé car la collégiale de l’Isle jourdain possédait une belle maison à l’angle de cette rue.
Derrière l’actuelle poste, la rue de la Liberté appellation datant des temps révolutionnaires, et la rue du Presbytère conduisant tout naturellement au dit bâtiment.
Plus loin, l’impasse de la Fontaine permettait aux Thilois d’accéder à la source qui les alimentait en eau.

A l’extrémité du village

A l’extrémité du village actuel la rue des Fraîches dessert un groupe d’habitations qui constituait autrefois un petit hameau, relativement isolé et hors des remparts. Sans doute doit-elle son nom aux cultures maraîchères (les fraîches) qui alimentaient les Thilois en légumes.
Passant derrière la mairie nous empruntons la rue du Boulodrome, d’appellation toute récente et aboutissons sur le chemin de Laffont (aussi nommé  » Cami Nau  » au XVIème siècle) qui doit son nom à la maison du capitoul Bernard de Laffont y fit construire vers 1560.
Partant du chemin de Laffont, le chemin du Moulin de Clarac ou de Saintay, aboutissait directement au hameau des Pépils.
Toutes ces appellations pittoresques font partie de notre patrimoine historique. En les remettant en notre mémoire, nous espérons contribuer à leur pérennité.
Michel Comby

Plan de Thil de 1826
Thil en 1826

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