Thil en juin 1940

Publié le Mis à jour le

Rappel des événements:

  Il y a soixante-dix-sept ans, au mois de juin 1940, la France subit la plus écrasante défaite militaire de son histoire.

  Face à une armée moderne, mécanisée, bien équipée, et commandée par des chefs audacieux, l’armée française dont le commandement en était resté aux conceptions de la première guerre mondiale, s’écroula et se désagrégea en quelques semaines. L’indescriptible panique de la population civile ajouta encore à la désorganisation générale, encombrant les routes et paralysant les communications. Quelques unités sauvèrent l’honneur, mais ne purent freiner la déroute ni stopper la marée humaine refluant vers le sud du pays.

 Un régiments de chars

  C’est ainsi que Thil, qui se croyait très loin de la guerre, fût investi par des lambeaux de régiments éclatés en attente de connaître leur sort après la signature de l’armistice. Deux groupes de militaires stationnèrent sur le territoire de la commune : au lieu-dit  » le verger  » et derrière la mairie autour de l’ancienne mare (aujourd’hui terrain de boules) campaient les débris d’un corps blindé de l’armée française, les officiers étant logés dans différentes maisons du village ; cette hospitalité un peu forcée fut d’ailleurs sollicitée avec courtoisie…

Un régiment de fantassins

Un autre groupe, composé de soldats belges, s’installa près du vieux moulin de Montastruc construit en 1792, dont il ne subsiste aujourd’hui que quelques pans de muraille. Les soldats qui devaient quêter leur subsistance brulèrent, pour alimenter leur cantine, la charpente du vieux moulin, alors en bon état….Version édulcorée des malheurs de la guerre, et reflet de l’état de décomposition dans lequel se trouvait la nation entière.
Ces militaires demeurèrent à Thil quelques semaines, tâchant de s’accommoder du malheur des temps en se livrant à diverses activités et en participant, parfois aux travaux des champs, plus ou moins acceptés par la population. Puis, l’ordre se réinstallant peu à peu, les régiments furent dissous, les soldats rentrèrent chez eux quand ils le purent, et Thil retrouva son calme d’antan, alourdi toutefois par le poids de la guerre.

Hommage à Marcel Sellier Marcel Sellier-juin 1940

   Marcel Sellier était, en 1940, un jeune Thilois qui avait la passion de la photographie, ce qui était à cette époque, moins courant que de nos jours. Nous lui devons de nombreux clichés du village, qui constituent de précieux souvenirs. Il prit lui-même la pose devant un de ces engins blindés, totalement incongrus dans le paysage paisible de Thil ; Marcel Sellier vécut toute sa vie dans la commune, où il était unanimement apprécié pour sa gentillesse et ses compétences de plombier chauffagiste.

Michel Comby

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