Qui était Saint-Orens ?

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Orens et Théodoric

Chacun connaît notre petite chapelle, nichée près du hameau du Sabbaterat, et placée sous le patronage de ce saint (1); Mais qui connaît Saint-Orens, et qui sait ce qu’il fut dans l’histoire ?

Orens était un gaulois qui vivait au sièle de notre ère, sous le règne de l’empereur romain Valentinien III. Converti au christianisme, il rentra dans les ordres et travailla à la convertion des païens et des hérétiques ariens, car Toulouse était alors la capitale d’un royaume Wisigoth dont les élites pratiquaient l’hérésie arienne. Saint-Orens parcourut la Gascogne, et évangélisa ses rudes habitants. Ses moeurs étaient extrêmenent pieuses et austères. Dans un souci de sainteté, il avait coutume dit on, de demeurer enchaîné dans un bassin d’eau glacée, afin de mortifier son corps. Peut être faut-il voir là l’origine de la légende de « la chaîne de Saint-Orens » qui était réputée garantir de la peur les enfants qui la passaient à leur cou…

Le roi Wisigoth Théodoric, ayant imprudemment rompu son alliance  avec Rome, fut

Chapelle Saint-Orens-Thil
Chapelle Saint Orens

attaqué par des armées romaines commandées par le général Littorius, qui entreprit d’assiéger Théodoric dans Toulouse, sa capitale. Celui-ci, se sentant trop faible pour soutenir cette attaque, s’enferma dans sa ville, et dépêcha Saint-Orens, alors archevêque d’Auch, accompagné d’autres évêques d’Auch, accompagné d’autre évêques, pour tacher de trouver un accommodement avec les romains. Mais Littorius, qui était païens, tint peu de compte de la médiation du prélat, et certain de sa victoire, poursuivi sa marche vers Toulouse. Désolé de l’insuccès de son ambassade Saint-Orens retourna à Toulouse où il fit mettre tout le peuple en prières. après quoi, Théodoric, comptant plus sur le secours du ciel que sur la force de ses armes, marcha contre l’armée romaine à la tête de ses Toulousains, résolu à vaincre ou à mourir. En dépit de leur considérable infériorité numérique, les troupes Toulousaines agirent avec une telle vigueur, qu’après une sanglante bataille, la victoire leur appartint. le général romain, fut enchainé, et promené dans les rues de Toulouse, juché sur une vile monture; après quoi on lui fit couper la tête.

Chapelle Saint-Orens-Thil-Clocher
Clocher en « queue de morue »

Cette victoire quasi miraculeuse fut attribuée aux prières de Saint-Orens. C’est pourquoi des siècles durant, une procession  eut lieu dans Toulouse le jour de sa fête en présence des Capitouls, pour célébrer l’heureuse issue de la guerre gothique près de Toulouse, en l’an 422 de notre ère.

(1) La chapelle de Saint-Orens de Marnac est répertoriée dès 1538 sur la liste des établissements religieux de Thil. Probablement détruite pendant les guerres de religion, elle fut relevée vers 1650 par la famille Dufaur de Marnac. Vers 1840 enfin elle subit des agrandissements et des modifications importantes, l’entrée du bâtiment se trouvant reportée à l’est. De cette époque date l’élégant clocher en briques, de forme »queue de morue » dont il ne subsiste que quelques exemplaires en Midi-Pyrénées et la cloche actuelle, fondue en 1839 dont les parrains et marraine furent Jean Joseph Thérèse Denis d’Albis de Belbèze et Germaine Dufaur de Marnac. La façade est ornée d’une litre, bande horizontale généralement placée à l’occasion du décès d’une notabilité.

Michel Comby

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