Il y a 200 ans……..1799

Publié le Mis à jour le

L’insurrection de l’An VII dans la région de Thil..

  Les paysans et les bourgeois applaudissent dans un premier temps à la révolution, car elle réalisait des réfoemes nécessaires sur le plan fiscal et judicaire et leur apportait une égalité devant la loi rendue indispensable par l’évolution des moeurs et de la société.

   Puis vinrent les excès : exécution de louis XVI, la terreur et surtout deux raisons principales qui allumèrent chez beaucoup le feu de la révolte. D’abord les persécutions relgieuses, fermeture des églises, traque des prêtres non assermentés. La religion formait un ciment social très fort, surtout dans les campagnes, imperméables à l’impertinence de salon et à l’athéisme des « philosophes ».

Ensuite la conscription, rendue nécessaire par la lutte soutenue par la république contre les puissances de l’Europe; mais resentie comme une abominable tyrannie pae des paysans qui se souciaient peu d’abandonner leurs récoltes et leur famille.

   Les prêtres réfractaires

A Thil, l’abbé Bourdeil, démissonnaire, avait été remplacé par le curé jureur Lataste qui disait sa messe devant des chaises vides, en butte à l’hostilité de la population.Des messes clandestines étaient célébrées dans des granges, chemin de Laffont chez d’Albis, émigré, ou dans des maisons particulières avec la complicité à peine déguisée de la municipalité. Les prêtres réfractaires étaient chez eux dans l’ensemble du secteur Thil, Garac, Caubiac, et jouissaient de l’appui quasi total de la population. Par ailleurs, les levées de conscrits, (7 en 15 mois) et les réquisitions créaient un nombre toujours plus grand de mécontents.

Déserteurs, prêtres en fuite, émigrés rentrés clandestinement, furent le levain en l’an VII (1799) d’une insurection générale destinée à mettre Louis XVIII sur le trône en se débarrassant du gouvernement taré du Directoire. Au printemps 1799, des républicains furent malmenés à Thil, et dans des villages environnants; la garde nationale de Cadours du parcourir le canton pour rétablir l’ordre.

L’insurection royaliste

Au début du mois d’aoùt, l’insurrection éclata dans toute la région; de Caubiac, une troupe armée de piques, de fourches et de fusils se dirigea vers Thil ou l’agent municipal Musard fut fait prisonnier, puis s’empara de Lévignac. A Thil, trente hommes de la commune poursuivirent les gendarmes qui avaient arrêté un conscrit récalcitrant. N’ayant pu libérer le prisonnier, ils se vengèrent en allant fusiller la maison d’un

Insurgés Royalistes-Carte-Thil
L’insurrection royaliste

républicain à Saint Paul. Tout le pays était en rébellion……

Mais peu après, une petite armée républicaine rencontra « dans les ravines de Pelleport » l’armée royaliste, qui, vaincue, se dispersa après avoir laissé 70 hommes sur le terrain. L’état de siège fut déclaré à Thil et une garnison y fut établie.  Cette crise prit fin avec le coup d’état de Bonaparte du 18 brumaire, puis avec le concordat de 1801 qui, en rendant la liberté de culte aux Français, apaisa les esprits échauffés et rétablit un ordre, certes militaire, mais qui parut préférable aux yeux de la grande majorité, à la révolte et à l’anarchie. Il fallut attendre 1814 et l’effondrement de l’Empire, pour que se réalise le retour de Louis XVIII.

Michel Comby

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